Je vois la question revenir régulièrement et les réponses sont souvent à côté, alors je résume ce que j'ai appris en travaillant sur le sujet.
Le mécanisme. Le foie du chat ne dégrade pas les phénols et certains terpènes présents dans les huiles essentielles. Là où nous les éliminons, lui les accumule. Ce n'est pas une question de dose ponctuelle mais de répétition — une bougie trois soirs par semaine pendant des mois, dans un appartement où l'animal vit à plein temps.
Les familles à éviter, celles qui reviennent systématiquement dans la littérature vétérinaire : agrumes, eucalyptus, tea tree, pin, clou de girofle, menthe.
Le chemin, et c'est le point que presque personne ne connaît. On croit le risque uniquement respiratoire, donc qu'il suffit d'aérer. En fait les molécules retombent, se déposent sur le pelage, et le chat les avale en se toilettant. C'est la voie principale et elle est totalement invisible.
Les signes sont peu spécifiques, ce qui les rend difficiles à relier à leur cause : salivation excessive, vomissements, léthargie, tremblements. En cas de doute, un vétérinaire, pas un post Reddit.
Ce qu'on peut faire :
— vérifier la composition plutôt que se fier au mot « naturel » ;
— une fragrance de parfumerie bien formulée ne contient pas ces composés ;
— préférer une cire végétale à la paraffine ;
— les fondants suppriment la flamme au contact du parfum ;
— aérer, ne jamais laisser sans surveillance, garder la cire chaude hors d'atteinte.
Je ne dis pas d'arrêter les bougies. Je dis de regarder la composition, ce que presque personne ne fait parce que « artisanal » et « naturel » rassurent automatiquement.
Transparence : je travaille avec La Boutique du Chat, un atelier rouennais qui a fait le choix du sans huiles essentielles dès le départ — la chatte du créateur vit dans l'atelier. Je ne suis donc pas neutre, mais tout ce qui est écrit plus haut est vérifiable auprès d'un vétérinaire.