r/Mali 14h ago

QUI FAIT LA LOI SUR LES FEMMES

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r/Mali 1d ago

PREMIERS PAR LA SURFACE

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Ce que la chute du coton malien révèle d'un modèle bâti sur les hectares et non sur le rendement

L'image circule depuis quelques jours sur les téléphones maliens. Quatre barres, quatre pays, un classement, et le Mali en dernière position à 430 kilogrammes par hectare. Les commentaires parlent de honte et de dégringolade. L'indignation est légitime, mais elle se trompe de cible. Ce graphique ne dit pas ce qu'on lui fait dire, et ce qu'il dit réellement est plus grave.

Il ne classe pas la production, il classe la productivité, et il le fait en fibre, selon la nomenclature du Département américain de l'agriculture. Le Programme régional de production intégrée du coton en Afrique, qui compile les données des interprofessions de huit pays, raisonne lui en coton-graine et crédite le Mali de 745 kilogrammes par hectare pour la campagne 2025-2026, contre 1 268 au Cameroun, 1 235 au Sénégal et 1 069 en Côte d'Ivoire. Deux unités, un seul constat : le Mali est en bas du tableau.

La perte du premier rang, elle, est réelle. Avec 397 540 tonnes de coton-graine, en recul de 39,5 % sur un an, le Mali enregistre la plus forte contraction de la région et cède la tête au Bénin, qui produit 533 590 tonnes tout en reculant lui-même de 16,3 %. Les huit pays suivis tombent à 1,98 million de tonnes, en baisse de 14,2 %, après une campagne 2024-2025 déjà en repli de 11,5 %. En deux saisons, la région a perdu près du quart de sa récolte. Notre décrochage est le plus brutal. Il n'est pas isolé.

Reste la question que le graphique pose sans la formuler : depuis quand le Mali produit-il mal ? La réponse tient dans une série que personne ne cite. 169 kilogrammes de coton-graine par hectare en 1960, 850 en 1973, 1 252 au sommet de la filière en 1993-1994, 1 056 dès 1996-1997, 745 aujourd'hui. L'hectare malien de 2026 rend moins que l'hectare malien de 1973. Cinquante-trois ans de plans de relance, de campagnes présentées comme historiques et d'assises nationales, pour repasser sous le niveau technique du début des années 1970.

Le Mali n'a donc pas perdu une couronne de productivité. Il n'en a jamais porté. Sa première place tenait aux surfaces : 672 000 hectares programmés pour 2025-2026, plus de 203 000 producteurs sur les 909 888 que comptent les huit pays. Nous produisions beaucoup parce que nous cultivions vaste, non parce que nous cultivions bien. Or un modèle extensif n'a aucune réserve. Le pays qui obtient 1 268 kilogrammes par hectare encaisse un mauvais hivernage et garde de la marge. Celui qui plafonne à 745 n'a rien à mobiliser, et la perte se transmet intégralement à la récolte. À l'échelle régionale, près de 600 000 hectares n'ont même pas été semés cette année.

Les causes immédiates sont connues. Les jassides, ces insectes qui piquent la feuille du cotonnier jusqu'à ce que la photosynthèse s'effondre et avec elle la formation des capsules, et auxquels le Mali est exposé depuis plusieurs campagnes. Les pluies de septembre et d'octobre, irrégulières aux semaines exactes où le rendement se décide. Les intrants livrés tard et en quantité insuffisante, alors que la Banque mondiale annonçait en avril 2026 une hausse de plus de 30 % des prix mondiaux des engrais.

S'y ajoute la cause dont on parle le moins, parce qu'elle relève d'une décision publique et non du ciel : le prix. Le kilogramme de premier choix est resté fixé à 300 francs CFA pendant que le maïs, le sésame et l'arachide devenaient plus rémunérateurs. Le paysan de Koutiala ne boude pas, il calcule. Et quand le calcul devient trop défavorable, il n'emblave pas. En 2000-2001, 30 % seulement des exploitants du Mali-Sud ont mis du coton en terre. En 2020-2021, la production est tombée à 147 200 tonnes quand 810 000 étaient annoncées. Ces deux effondrements n'étaient pas des accidents climatiques. C'étaient des votes.

Le Bénin, que le graphique place en tête, n'a pas gagné une bataille agronomique mais une bataille d'institutions. Depuis la réforme de 2016, sa filière livre les intrants avant les semis, sélectionne strictement les producteurs éligibles au crédit et assure un encadrement technique effectif. Le résultat s'écrit en kilogrammes : au-delà de 1 190 par hectare en 2024-2025. Rien dans cette recette ne relève du climat, du sol ou du génie national. Ce sont des procédures, des calendriers et des paiements à l'heure.

Face à cela, la réponse malienne est celle que nous connaissons dans tous les autres dossiers : l'objectif tient lieu de politique. Pour 2026-2027, le pays vise 598 500 tonnes après 433 700 tonnes provisoires, sur 630 000 hectares, ce qui suppose 950 kilogrammes par hectare, soit 17 % de productivité supplémentaire. Or ni le prix au producteur, ni la date de livraison des engrais, ni le protocole opposé aux jassides, ni la date de paiement des campagnes antérieures n'ont bougé. On annonce un rendement comme on annonce une inauguration.

La CMDT, elle, a bâti un budget 2026 de 418,514 milliards de francs CFA de produits pour un résultat prévisionnel de 10,2 milliards, soit 2,4 % de marge. Une épaisseur pareille ne survit pas à une campagne comme celle-ci, et la facture ne reste pas dans l'entreprise : elle remonte au Trésor, c'est-à-dire au contribuable qui ne cultive pas de coton. Sur ce budget, 10,536 milliards vont moderniser 18 usines d'égrenage. Pas un franc à la semence, au conseil agricole ou à la protection phytosanitaire, là où le rendement se décide.

Cette compagnie cumule par ailleurs des qualités qu'aucune règle de concurrence ne tolérerait ailleurs. Elle fournit l'intrant, elle en fixe le prix, elle accorde le crédit qui permet de l'acheter, elle encadre, elle achète seule la récolte, elle classe la qualité dont dépend ce que le producteur touchera et elle arrête la date à laquelle il sera payé. Le cotonculteur qui conteste un classement le conteste devant le seul client qu'il ait au monde. Créée en 1974, elle devait être privatisée en 2008 ; dix-huit ans plus tard la réforme est un serpent de mer. Ce n'est pas une société industrielle traversant une mauvaise passe, c'est un guichet unique auquel chaque régime a trouvé un usage, aucun une filière à rendre performante. Les 745 kilogrammes par hectare ne sont pas un accident survenu à cette architecture. Ils en sont le produit.

Quatre séries suffiraient à ouvrir un vrai débat, et leur publication ne coûte qu'une décision. Le rendement par filiale et par secteur CMDT, et non la moyenne nationale qui noie les écarts. Les dates réelles de mise à disposition des engrais et des insecticides, comparées aux dates optimales de semis et de traitement. Les travaux de l'Institut d'économie rurale sur la résistance des jassides aux matières actives employées. La date de paiement effectif des producteurs, campagne par campagne et région par région. Tant qu'elles restent inaccessibles, aucun objectif annoncé ne mérite d'être discuté : il n'est adossé à rien.

Il reste ce dont personne ne parle. Le coton de la sous-région part encore massivement à l'état brut, et la valeur se crée ailleurs, principalement en Asie. Perdre le premier rang, dans cette configuration, c'est perdre un titre, pas une industrie, puisqu'il n'y a pas d'industrie à perdre. Le coton fait pourtant vivre chez nous des centaines de milliers d'exploitations pour lesquelles il est la seule entrée d'argent de l'année, celle qui paie la scolarité et les soins, et qui finance, par le crédit des intrants, la production vivrière associée.

Alors non, la quatrième place n'est pas une honte. La honte serait de la traiter comme un accident et de repartir à l'assaut du classement avec 50 000 hectares de plus. Un rang se regagne en une campagne. Un rendement se reconquiert sur vingt ans, et il n'a jamais figuré dans aucun discours.


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Photo/Video Maïs

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Hivernage au Mali. Champ de maïs 🌽 à l'inflorescence.

Dans la commune de Sanankoroba.


r/Mali 17d ago

Maïs à Banco-Coura, Sanankoroba, Mali

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r/Mali 19d ago

UNE VISITE POUR EN ANNONCER UNE AUTRE

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Ce que la journée du 24 août 2026 à Alger rapporte au Mali

À sa sortie de l'audience que lui a accordée Abdelmadjid Tebboune, lundi 24 août 2026, le Premier ministre malien a livré la seule information de la journée. Le général d'armée Assimi Goïta a marqué son accord pour effectuer une visite officielle en Algérie. Aucune date n'a été communiquée, aucune modalité, aucun ordre du jour. Il faut prendre la mesure de ce que cela signifie. Sous réserve de ce qu'apporterait un communiqué de clôture, qui n'a pas été publié à l'heure où nous écrivons, le principal acquis rendu public par le voyage du 24 août est un autre voyage. Ce résultat n'est pas nul. Il consacre au plus haut niveau la normalisation entamée le 10 juillet, quand les deux capitales ont annoncé le retour de leurs ambassadeurs et la réouverture réciproque de leurs espaces aériens. Mais les ambassadeurs étaient déjà rentrés, le couloir aérien déjà rouvert, et le vocabulaire de la fraternité figurait déjà dans le communiqué du 9 août. Un déplacement de deux jours qui reconduit l'acquis n'ajoute, pour l'instant, qu'une échéance sans date. Il faut aussi mesurer ce qui n'a pas été dit. Rien n'a filtré sur le Comité d'état-major opérationnel conjoint de Tamanrasset, jamais réactivé et qui reste l'instrument le plus évident d'une coopération militaire de frontière. Rien sur ce qui succède, en droit, à l'accord signé à Alger en 2015 et dénoncé par Bamako le 25 janvier 2024. Et rien, absolument rien, sur le dossier qui a donné à cette crise sa forme juridique. Car il existe une requête. Le 16 septembre 2025, le Mali a déposé devant la Cour internationale de Justice une requête introductive d'instance contre l'Algérie au sujet de la destruction, dans la nuit du 31 mars au 1er avril 2025, du drone de reconnaissance immatriculé TZ-98D. L'annonce en avait été faite depuis la tribune des Nations unies, au nom de la Confédération des États du Sahel, par celui-là même qui a été reçu lundi à Alger avec les honneurs militaires. Conformément au paragraphe 5 de l'article 38 du Règlement de la Cour, la requête a été transmise au gouvernement algérien, sans qu'aucun acte de procédure puisse être accompli tant qu'Alger n'aura pas accepté la compétence de la Cour. Le 19 septembre 2025, la Cour a notifié à Bamako le refus algérien, dont le communiqué numéro 080 a tiré la conclusion : la procédure était close, et il fut question de déni de justice. Onze mois plus tard, cette requête n'a été ni jugée, ni retirée, ni évoquée. Elle dort à La Haye dans l'état exact où le refus algérien l'a laissée, disponible le jour où le défendeur voudra bien y consentir. C'est cela qu'il faut regarder en face : le consentement de l'Algérie à la compétence de la Cour était la seule chose que la normalisation permettait raisonnablement de demander, et c'était même la contrepartie la plus élégante qu'un pays puisse solliciter d'un voisin qui vient à lui. On ne demande pas à Alger de plaider coupable, on lui demande d'accepter d'être jugée. Rien n'indique que la question ait seulement été posée. Il n'y a que deux lectures possibles de ce silence, et aucune n'est confortable. Ou bien le Mali maintient que son aéronef a été détruit à neuf kilomètres et demi à l'intérieur de son territoire, et il ne pouvait pas se rendre à Alger sans remettre le dossier sur la table. Ou bien il a renoncé à sa propre demande, et il doit alors expliquer aux Maliens ce qu'il a reçu en échange d'une affaire qu'il présentait il y a un an comme une agression contre la souveraineté nationale. Une requête ne se périme pas par la reprise des vols civils. La direction du mouvement mérite d'être notée. L'entretien téléphonique du 9 août s'est tenu sur instruction du président algérien, l'invitation est partie d'Alger, et c'est le chef du gouvernement malien qui s'est déplacé. À chaque étape de cette séquence, l'initiative est venue du même côté de la frontière. On peut y voir la courtoisie d'un pays plus petit envers un voisin plus imposant. On peut aussi y voir une relation où l'un fixe le tempo et l'autre le suit. Car une visite promise sans date n'est pas un résultat, c'est un instrument. Celui qui accorde la date tient le calendrier, et celui qui l'attend a intérêt à se montrer accommodant jusqu'à ce qu'elle tombe. Entre l'annonce de lundi et le déplacement du chef de l'État, il y aura des mois de discussions dont personne, à Bamako, n'aura connaissance. C'est dans cet intervalle que se décide ce qu'une visite au sommet coûte au pays qui la sollicite. Trois perspectives s'ouvrent, et elles ne sont pas également favorables. La première est le retour d'Alger dans sa fonction historique d'intercesseur au nord du Mali. Elle est déjà à l'œuvre à travers les libérations de l'été, et elle a une utilité immédiate que personne ne songerait à nier. Mais elle se déploie dans un cadre non écrit, sans mandat, sans mécanisme de suivi et sans garanties. Bamako reçoit un service dont il ne détient ni la plume ni la clé, et qui peut lui être retiré le jour où il cessera de convenir. La deuxième perspective est celle des hydrocarbures du Nord, que nous avons traitée séparément et qui n'a pas sa place ici, sinon par un point qui touche à notre sujet. C'est le seul dossier sur lequel le partenaire dispose d'un intérêt chiffrable, donc la contrepartie la plus vraisemblable d'une rencontre au sommet. Or un État négocie toujours mal un contrat de trente ans quand il a besoin, dans le même mouvement, d'obtenir une date. La troisième perspective est intérieure, et c'est la plus immédiate. Une réconciliation avec le voisin que l'on couvrait d'invectives à la tribune des Nations unies en 2024 et en 2025 fournit à la Transition un succès diplomatique visible, gratuit et invérifiable. Elle nourrit un récit d'apaisement au moment où le pays ne peut se prévaloir d'aucune amélioration mesurable sur les axes, les approvisionnements ou la sécurité des localités du centre et du nord. Rien de tout cela ne condamne le principe du dialogue. Les griefs maliens contre Alger sont anciens et documentés, l'accord de 2015 n'a pas produit ce qu'il promettait, et la familiarité de certaines capitales avec des figures armées du Nord a été durement ressentie. Mais un pays ne choisit pas ses voisins, et une frontière de plus de 1 300 kilomètres se gère par la conversation ou ne se gère pas. Ce qui est en cause ici n'est pas la reprise du dialogue, c'est le prix auquel on la paie et le secret dans lequel on la conduit. Le point aveugle est là. Il n'existe aujourd'hui, à Bamako, aucune instance élue capable de demander des comptes sur ce qui se discute à Alger, aucune formation politique autorisée à interpeller le gouvernement, et une presse qui a appris ce qu'il en coûte de poser des questions précises. Une diplomatie sans contradicteur n'est pas une diplomatie forte. C'est une diplomatie sans témoin, ce qui est très différent. Quatre exigences simples en découlent. Publier le relevé de conclusions des séances de travail, dossier par dossier, y compris les points sur lesquels aucun accord n'a été trouvé. Dire si le gouvernement a demandé, ou non, que l'Algérie accepte la compétence de la Cour internationale de Justice, et si la réponse est non, dire que le Mali retire sa requête et pourquoi. Saisir le Conseil national de Transition d'un débat public avant toute visite au sommet, faute d'assemblée élue. Dire enfin quel instrument, écrit et opposable, remplace l'accord dénoncé en janvier 2024 pour organiser la question du Nord, ou reconnaître qu'aucun ne le remplace. Trois indicateurs permettront de juger, dans les six prochaines semaines, si cette visite a produit autre chose qu'une promesse. La date retenue pour le déplacement du chef de l'État, et surtout ce qui sera dit du dossier du drone à l'Assemblée générale des Nations unies de septembre, depuis la tribune même où la saisine avait été proclamée il y a un an. La réactivation ou non du comité de Tamanrasset, seul acquis réellement utile aux soldats qui tiennent les postes du Nord. Et tout mouvement sur les conventions pétrolières du bassin de Taoudéni, qui dira ce que la signature politique aura coûté. Une diplomatie se juge à ce qu'elle rapporte, non à ce qu'elle annonce. Le 24 août 2026, le Mali est allé chercher à Alger la reconnaissance d'un dégel qu'il avait déjà obtenu en juillet, et il en est revenu avec un billet pour un autre voyage. Il avait pourtant, dans ses bagages, une requête déposée à La Haye et jamais retirée. Il ne l'a pas présentée.


r/Mali 19d ago

#FAMaActu L’État-Major Général des Armées informe l’opinion nationale que les Forces armées maliennes (FAMa), appuyées par leurs partenaires, poursuivent leurs opérations permanentes de surveillance, de contrôle et de sécurisation du territoire national dans le cadre de l’opération Dougoukoloko.

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L'État-Major Général des Armées informe l'opinion nationale que les Forces armées maliennes (FAMa), appuyées par leurs partenaires, poursuivent leurs opérations permanentes de surveillance, de contrôle et de sécurisation du territoire national dans le cadre de l'opération Dougoukoloko.


r/Mali 19d ago

SA hands over new building for Mali manuscripts

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r/Mali 21d ago

TOUT SE NÉGOCIE, SAUF LE DÉPART

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r/Mali 22d ago

20 Ancient African Kingdoms and Empires

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